Partager l'article ! Transition...: Ascension : la Transition me fait douter… ...
Passer de la 3D à la 4D implique forcément un état transitoire. Au début quand on était en 3D, on faisait des incursions en 4D et puis, on revenait à nos bases comme un petit bateau revient au port après cette petite balade. C’était toujours une excursion idéale et agréable, souvent vécue comme des moments de contact avec des anges ou autres (l’Esprit de la Mer).
Puis, au fil du temps, la fréquence des balades est passée d’un dimanche par mois à tous les dimanches, puis ensuite plusieurs fois par semaine, ce qui amena une sorte de routine et donc un contraste de moins en moins fort avec le contact de la mer. Puis toujours poussé à aller plus loin dans les excursions, on est passé d’un jour à deux afin d’aller encore plus loin.
Puis un jour, on aperçoit comme une ile au loin. Elle nous parait si petite comme ça, mais on sait que plus on s’en rapproche et plus elle sera grande comme un continent. Sans le savoir, c’est le continent du Nouveau Monde. Des fois, on semblerait presque entendre des tam-tam et voir des lumières briller comme des phares.
Piqué par la curiosité, l’envie d’y aller définitivement fait surface et un jour, on sait que l’on ne pourra plus revenir au port 1 ou 2 jours après être parti et que cela prendra 1 semaine ou plus. Ainsi, la 1ère fois où l’on s’éloigne véritablement du port, on se retrouve seul dans l’immensité de l’océan et c’est là que le doute s’amplifie et les questions du « Pourquoi tu veux partir si longtemps ? », sans compter les états dépressifs car notre lit, nos proches commencent à nous manquer.
On se sent comme largué, abandonné et dépressif, mais tôt ou tard on arrive quand même à revenir au port. Mais malgré la raison qui nous a poussés à revenir, quelque chose ne va plus. C’est comme si le roulis de la mer nous manquait et que la terre ferme commençait vraiment à nous ennuyer. Notre âme nous pousse à repartir mais il y a encore les gosses, le conjoint, le boulot et les moult trucs qui essaient de vous dissuader de reprendre la mer en vous bouffant votre emploi du temps.
Les projets que l’on avait à terre nous deviennent lointains, futiles. Tout autant que les occupations courantes qui deviennent de plus en plus pénibles. Bref, notre corps est là mais notre Esprit de moins en moins. On sent que notre monde n’est plus ici mais sur la mer, là où on est seul avec soi-même, là où on peut être soi sans le moindre jugement ou regard de quiconque.
On peut chanter à tue-tête, se raconter des conneries à s’en plier en deux, parler ouvertement aux oiseaux ou tout autre animal sans être pris pour un dérangé du bocal. Bref, on se sent libre d’exprimer vraiment ce qui vibre en nous dans l’ici et maintenant. Et puis parfois, quand on est chanceux, on voit une autre barquette pas trop loin et on s’échange à coup de bras virevoltants des hello comme si ça faisait des éternités que vous n’aviez vu personne.
Et puis, plus les barques se rapprochent et plus vous sentez en vous une fraternité, un accueil, un amour totalement sans conditions, totalement sans jugement, totalement respectueux de votre unicité. Vous aimez ressentir ces choses car vous les sentez vraies en vous. Vous sentez enfin qu’une vie intérieure bouillonnait en vous mais que vous l’aviez majoritairement étouffée pour des raisons sociales sur terre.
C’est alors que vous comprenez qu’un retour sur la terre ferme, l’ancienne terre, l’Ancien Monde n’est plus vraiment possible. Et puis, vous avez remarqué qu’avant, sur terre, vous étiez profondément seul malgré la quantité de gens autour de vous alors que là sur la mer, telle une feuille voguant selon les rythme des vagues, les rythmes de la Vibration de la « Mère » bien que physiquement seul vous êtes intérieurement tellement accompagné que vous ne souffrez d’aucune solitude.
Ainsi de temps en temps, vous vous prenez à penser que vous devenez fou car vous vous causez à vous-même, vous vivez vos rêves comme s’ils étaient réels, comme lorsque vous étiez enfant enfermé dans votre chambre. Certes, vous ne pouviez pas sortir mais vous aviez l’univers entier pour voyager dans des expéditions plus vraies que nature. Tout était possible et c’était le pied !!!
Maintenant que vous redécouvrez cela, seul sur votre barquette perdue au milieu des Énergies Féminines de la Mer-Mère en totale abandon et lâcher prise face aux vagues, face aux vents, vous acceptez avec un profond entendement les variations de la houle. Vous êtes l’enfant livré à n’écouter que sa petite voix intérieure, ses ressentis, ses intuition ou toute forme d’impulsion.
Vous n’avez ni gouvernail, ni provision, ni carte et aussi aucune idée véritable de l’objectif à atteindre. Vous sentez seulement que vous allez tôt ou tard échouer sur une rive. Une rive, une plage, appartenant à un nouveau monde qui est appelé la 5D. Vous saviez que votre ancienne terre était celle de la 3D et que la mer, cette vibration constante, est la porteuse appelée 4D.
Cette dernière ne vous demande rien mais vous offre tout ce qu’elle a en elle : ses poissons (vos rêves), sa houle (son amour), ses courants (son énergie). Puis, grâce à ces derniers, les petites barquettes viennent à se concentrer naturellement en ces autoroutes d’énergies féminines et vous voyez que vous êtes des milliers et des milliers à vivre la même chose.
Vous remarquez que certaines barquettes se sont déjà collées les unes aux autres afin de former des catamarans, voire des trimarans. Il y a même certaines barquettes qui sembleraient avoir comme un moteur et qui ouvrent le chemin. Leurs capitaines sourient de toutes leur dents et n’arrêtent pas de causer à travers leur mégaphone (leur blog ou autre) afin que chacun puisse regarder dans la même direction et ainsi apporter sa foi au collectif.
Ainsi, quand une barquette perd en énergie pour cause de doute, les autres, de par leur simple regard, remplissent à nouveau le cœur-moteur de l’enfant qui se trouve à l’intérieur. Le tous pour UN et le UN pour tous semble être l’hymne du ralliement, l’hymne du renouveau, l’hymne du retour au bercail, l’hymne du retour à La Source.
Alors oui, le monde de l’ancienne terre nous devient alors un souvenir de plus en plus vague, de plus en plus lointain pour finalement disparaitre de nos pensées quotidiennes. C’est alors que nous découvrons qu’à chaque fois que nous y retournons en pensée (c’est comme un rêve), on se retrouve à briller de tous nos feux, à sourire de tout notre cœur et à parler de toute notre joie.
C’est comme si on était des dieux d’amour, des anges, venant distribuer la bonté, la joie et la bonne humeur. Les « terriens » (les « t’es rien ») alors temporairement deviennent agréables à vivre pendant ces périodes d’échanges. Ils se sentent alors aimés, non jugés et pleinement acceptés. Ils sont heureux et souvent cela rallume en leur regard une étincelle depuis si longtemps absente.
En cela, plus tard, après votre départ, ils réaliseront qu’ils ont passé un moment magique qui a illuminé leur grisaille. Ils ressentiront comme une nostalgie mais, néanmoins, ils ressentiront aussi comme une gratitude à votre égard. Ils sentiront intérieurement qu’ils ont rencontré un ange aujourd’hui et que, peut-être demain ou après-demain, un autre ange surgira de nulle part.
Alors, pour répondre à la question que tout illuminé se posera tôt ou tard « Est-ce que je deviens fou ? », la réponse est un OUI total et massif tout en sachant que d’ici quelque temps vous serez redevenu normal quand la 3D aura disparu. Dans combien de temps ?
La réponse est simple : « N’avez vous pas déjà entendu les musiciens chauffer les instruments pour l’hymne mortuaire ? ». Connu sous le nom des trompettes de Jéricho, je peux vous affirmer que les murs de l’ignorance, les murs du voile de l’oubli, sont déjà en train de se fissurer à grande vitesse.
Il ne reste déjà plus beaucoup de temps avant que tout l’édifice de 3D s’écroule aussi brutalement qu’il nous semblait indestructible. Ça va aller très vite, mais heureusement les fous auront eu l’intuition (comme tous les animaux) de fuir le bateau avant qu’il ne sombre. Certes, nous serons quand même tout guilleret de pouvoir remonter à bord tous les naufragés qui auront su lâcher prise avec ce qui a sombré.
Je le dis et je le répète, plus vous serez habillé très léger et avec quasiment aucune valise en main et plus il sera facile de se glisser entre les failles du mur de Jéricho ou d’être sur la crête de la vague du tsunami qui s’en vient…
Laurent DUREAU